Lundi 28 janvier 2008 à 21:26
Les allées mornes et grises s'enchaînent et se ressemblent.
On descend une volée de marches.
Les talons claquent, comme les secondes s'egrennent, nous rappelant que la vie ne dure pas toujours et qu'on ne trouve l'eternité que dans la mort.
Ton cerceuil est là, au bout d'une allée bordée de chaises.
Ton corps immobile, caché à nos yeux, semble à l'écoute.
Chaque mot prononcé, chaque note jouée, chaque sanglot semble se suspendre dans l'air avant de rejoindre ton monde (de silence?).
Ce monde où tu ne souffres plus...
Sur ton cerceuil s'amoncèllent des gerbes de fleurs.
Tout le monde t'aime, tonton.
Et il serait idiot de demander pourquoi.
Malgré ton fardeau, ta souffrance et ta fatigue,
tu as toujours su être là pour aider quiconque le demandait.
tu es un emblème pour nous tous....
Amis, famille, tu étais un être dont rien ni personne ne pouvait venir à bout...
Un artiste s'éteint,
lui et son monde s'enflamment,
puis les cendres s'éparpillent,
All over the world...
Jusqu'aux étoiles, on parlera de toi, je te le promets.
De toi de tous ceux que le Sida a touché...

Dessin : Hervé Gauchet (mon oncle)
PS : Tous les malades ont besoin de soutien, car aucun de nous n'est éternel...
Publié par lilium-inter-spinas